Quand nous avons décidé de partir en Indonésie, c’était à une condition : réussir à trouver une véritable authenticité et échapper aux hordes de touristes.
Je voulais des surprises, un contact avec la population locale, des expériences inattendues, des incertitudes, des moments de doute voir de solitude, des rires, des émotions contradictoires, se sentir perdue, échanger des sourires, en un mot, un peu d’aventure quoi !
J’ai donc cherché dans les îles indonésiennes, celle qui nous ferait vivre de belles aventures. Flores est une île très peu touristique, peu connue, compliquée à découvrir, parfaite pour notre voyage ! Et pour de l’aventure… nous en avons eu de l’aventure !

Si vous voulez vous y rendre, il y a donc quelques petites choses à prendre en compte avant le départ…

Déjà, les compagnies aériennes qui proposent le trajet depuis les autres îles indonésiennes sont toutes sur liste noire. Mais ne vous inquiétez pas, le trajet en avion sur une compagnie black listé sera le trajet le plus sécurisé que vous ferez de tout votre voyage à Flores ! Et puis après 24h de voyage depuis la France, vous serez tellement claqué que vous n’y penserez pas sur place, alors autant ne pas y penser en préparant votre voyage.

Après, il y a effectivement très peu de touristes, cela veut dire qu’il y a très peu d’infrastructures touristiques. Oubliez donc les douches chaudes, les chambres nickel, la tv (c’est quoi ça déjà ?) et tout le confort de manière générale. C’est dans l’absence de confort que commence l’aventure 🙂

Pour visiter l’île, 90% des rares touristes prennent un chauffeur à la semaine qui leur fait le tour de l’île et s’occupe de tout. Pas très drôle vous en conviendrez…
De notre côté, nous avons donc fait le choix des transports locaux et se dépatouiller seuls pour les hébergements et activités, beaucoup plus fun :D. Au cours de nos deux semaines à Flores, nous n’avons rencontré qu’un seul autre couple qui voyageait de cette façon. Autrement dit, ne vous attendez pas à croiser des touristes dans les transports locaux !

D’ailleurs, en parlant de transports locaux, eh bien… ne vous attendez pas à ce qu’ils arrivent à l’heure, ils peuvent être aussi bien en avance qu’en retard. Ce ne sera pas non plus le grand confort, le bus local c’est 25 personnes pour 20 places, les banquettes déchiquetées, la chèvre et 2-3 personnes sur le toit, les fenêtres qui ne s’ouvrent pas, etc. Les routes sont très étroites, en très très très mauvais état et le chauffeur se prend systématiquement pour un pilote de formule 1, avec un bus qui a plus de 20 ans au lieu d’une formule 1…
Normal vous me direz pour le pays, sauf qu’à Flores, les habitants n’ont vraiment pas l’habitude de voyager (prendre le bus c’est un grand voyage pour eux) et sont donc malades. Après avoir cumulé l’inconfort du bus, l’état de la route, le chauffeur un peu barré, vous y ajoutez donc le « beeeuuuurrrrk » des passagers qui vomissent aussi bien dans un sac, pour les plus organisés, que directement par terre dans le bus (avec les virages et la vitesse, je vous laisse imaginer l’état du bus à la fin du trajet !). J’ai même eu le droit à la petiote à côté de moi qui m’a vomi directement dessus, histoire que je sois bien dans le bain puisque moi, je n’étais pas malade… Nous avons beaucoup regretté qu’il n’y ai ni son ni odeur sur l’appareil photo car il y avait un certain rythme naturel qui s’était imposé : dès que nous prenions une photo du paysage, quelqu’un nous faisait un joli « beeeeeuuuuuurrk » en même temps, histoire de nous accompagner.
Ah, j’ai oublié de préciser un élément important, les trajets en bus durent en moyenne 4 à 6 heures, bienvenue à Flores 🙂

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