Ce n’est pas un bon plan ni une info vraiment utile, mais je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager l’expérience de mon vol vers l’Australie.

Tout débute à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, un jour de grève nationale… 1 avion sur 3 annulé, coup de bol, le mien est maintenu ! Il est prévu que je fasse un vol Paris-Shanghai avec une pause technique à Pékin, où je n’aurai pas à descendre de l’avion, puis un vol Shanghai-Melbourne.
A l’enregistrement à Paris, pas de chance, je peux enregistrer mon sac à dos uniquement jusqu’à Shanghai, où il faudra que je le récupère et le fasse ré-enregistrer  jusqu’à Melbourne. Je préfère quand je peux enregistrer mes bagages jusqu’à l’arrivée mais bon, pas grave !

Un vol Air China, plein, rempli à 95% de chinois. J’adore les chinois, ils ont été adorable avec moi en Chine, mais c’est comme les parisiens, enfermés avec eux dans un espèce contigüe pendant plusieurs heures, c’est à éviter… Hurlement dans l’avion, pour que le copain 10 rangées plus loin puisse participer à la conversation, rigolade et papotage bien fort à 3h du matin, enfants qui pleurent non-stop, etc… Un vrai bonheur !
Sans oublier, la nourriture chinoise (on est sur Air China je rappelle) et petit déjeuner chinois… J’avais déjà gardé un mauvais souvenir de la nourriture lors de mon voyage en chine, le vol a confirmé mes impressions. Mon estomac refusait obstinément d’avaler le riz gluant et le bœuf, porc ou fruits de mer qui accompagnaient (j’ai été persévérante, j’ai essayé plusieurs menu pendant le voyage). Parfois le corps a de meilleurs souvenirs que la tête on dirait..
Autrement dit, pas beaucoup dormi et pas beaucoup mangé…

Vient « l’arrêt technique » à Pékin. Je ne devais pas sortir de l’appareil normalement. Oui mais voilà, je me suis retrouvée toute seule dans l’avion (bizarre bizarre…), donc je demande à une hôtesse que faire. Elle me dit de prendre mes affaires et sortir de l’avion, sans plus d’explications… Bon, je m’exécute, un peu paumée. En sortant, un homme avec un panneau « Paris-Shanghai » avec une famille de français et 3 chinois qui attendaient. Je me joins au petit groupe qui a l’air aussi paumé que moi (ça a un côté rassurant). On croit comprendre qu’on va rester là le temps qu’ils nettoient l’avion donc on commence à s’installer.
Erreur.
A peine installés, l’homme au panneau nous demande de le suivre. S’ensuit une petite visite guidée de l’aéroport version VIP avec passage dans des petits couloirs inhabituels, portiques de sécurités cachés, passage express devant des contrôles de sécurité. On passe tout de même la douane (après qu’on m’ait fait changer 3 fois de file car j’étais en transfert et n’avais donc pas de visa chinois). Après la petite visite, tout le groupe monte dans un bus affrété spécialement pour nous et qui nous amène… A l’avion que nous venons de quitter ! Nous montons avant les autres passagers via un ascenseur qui donne directement sur le tarmac, et récupérons les places que nous avions ! Une petite ballade d’une heure dans l’aéroport de Pékin pour se retrouver à la case départ…
La raison : le vol est passé de international à domestique. Donc passage de douane obligatoire mais pas le temps de nous faire faire le grand jeu habituel donc visite express!

Une fois dans l’avion pour Shanghai, de nouveau les hurlements, etc. Ma tête commence à exploser…
En-cas chinois… Mon estomac recommence à se plaindre. Je pensais pas qu’il serait marqué à vie par la cuisine chinoise !
2h de vol puis atterrissage à Shanghai, où nous attend un homme qui hurle « Paris ». Il nous emmène récupérer nos bagages à un endroit différent des autres passagers, car nos bagages sont toujours en vol international alors que nous, nous étions passé en vol domestique à Pékin. Pas compliqué du tout, non non.
A Shanghai je m’enregistre donc sur le vol pour Melbourne. J’ai déjà 13h de vol dans les pattes + 3h d’attente à Shanghai, je commence à être un peu crevée. Je me dis chouette, je vais pouvoir dormir et me mettre à l’horaire australienne pour éviter que le décalage horaire me bouffe une journée de récupération sur place.
Et bien non, rebelote, ça hurle, ça crie, ça papote, ça donne des coups de coude, etc…  Et tout ça dans un avion où les places sont très limites au niveau de la taille. Je ne suis pas grande mais à peine la place de rentrer mes jambes…
Autrement dit, pas beaucoup dormi non plus…

A l’approche de Melbourne, on commence à nous rabâcher dans l’avion qu’il ne faut emporter aucun animal, plante ou nourriture avec nous. Les australiens refusent catégoriquement le moindre petit aliment importé sur leur territoire. Ils ont peur que cela transporte certains germes, maladies etc… Donc quarantaine obligatoire si on tient à importer quelque chose du genre.
Dans l’avion, on nous passe une vidéo où il est spécifié les interdictions mentionnée par haut parleur précédemment, on nous montre également la police australienne, avec ses chiens (des petits beagles tous mignons), passant dans les allées de passagers pour vérifier qu’ils n’importent rien. En gros, gare à votre pomme oubliée dans le sac ! (je me suis dépêchée de manger la mienne dans l’avion).
Arrivée à Melbourne, en effet, les agents sont là avec leurs chiens qui reniflent tous les voyageurs et leur sac à la recherche d’une substance dangereuse ou d’un paquet de biscuits importé en fraude.

Contrôle à la douane australienne réussie. Il ne reste plus qu’à récupérer le sac à dos. Une fois fait, il y a encore plusieurs queues. Un homme dit à chacun quelle file prendre. Tous ceux devant moi se voient desservir un numéro de queue où attendre. Arrive mon tour, au lieu de me donner un numéro de queue, il m’indique un agent de sécurité…
Tiens, ça sent la fouille des bagages… Première fois qu’on veut me contrôler, j’ai plutôt une bonne tête d’habitude, mais avec 27h de vol et les yeux rouges et explosés, j’ai peut être plus l’air d’une cocaïnomane qu’une gentille parisienne…
Je rejoints donc l’agent, qui prend mon petit coupon jaune de l’immigration et me fait signe de passer. Je le regarde un peu perplexe. « je vais tout droit ? »… « oui oui, bienvenue en Australie ». Et 3m plus loin je sors de l’aéroport. Il ne s’agissait pas d’un contrôle, tout l’inverse, je suis passée sans avoir besoin de refaire une queue !

27h de vol, pas plus de 4h de sommeil grand max, un bon mal de tête, des yeux éclatés, des cernes, une tête de déterrée, la bouche pâteuse. Mais je suis en Australie !!!
Aussie, Aussie, Aussie !!! Oy, oy oy !!!

Pour la petite histoire, sur le vol retour, j’ai été bloqué à Shanghai, vol Shanghai/Paris annulé… J’ai passé la nuit à Shanghai avant d’avoir un avion le lendemain matin.

2 thoughts on “France-Australie, 27h de vol, le début de l’aventure

  1. Toujours aussi bien ce blog !!

    Et merci pour le tuyau Lise-laure, je m’en vais passer 1 an en chine dès l’année prochaine… moins de 10 heures à attendre… faut ça pour mes 40 kgs de trop 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *