S’il y a une visite à faire à San Francisco, c’est bien celle là !

Quand vous embarquez sur le bateau, pier 33, vous regardez le golden gate bridge et la ville de San Francisco s’éloigner petit à petit. Vous êtes entourés de touristes et l’humeur est plutôt joyeuse. Chacun y va de sa petite photo, de sa vidéo, en essayant de maitriser ses cheveux qui s’envolent avec le vent.
Puis vous approchez tout doucement du rocher, the rock. Le phare pèse de sa hauteur sur Alcatraz pendant que se dévoilent des bâtiments vétustes et froids. En arrivant au bord du rocher, une pancarte du passé vous met en garde contre une éventuelle envie d’aider un prisonnier à s’échapper. Un petit frisson vous parcours quand le bateau accoste enfin.

Alcatraz est composé de la prison, tout en haut du rocher, ainsi que de plusieurs baraquement, vestige du temps où l’île était une forteresse militaire, puis une prison militaire, avant de devenir la prison fédérale que tout le monde connaît en 1934.
Il faut donc grimper, en passant devant des baraques aux vitres cassées où les gardiens de prison vivaient avec leur famille. Ils n’avaient le droit de quitter le rocher que très rarement, ce qui en faisait des prisonniers tout autant que ceux qu’ils surveillaient…

Arrivé à la prison, à proprement parlé, vous entrez par la salle des douches où l’on vous remet un audio guide (très fortement conseillé, il est très bien fait). A cet instant, l’humeur change radicalement. En voyant ces rangées de douches, au milieu de cette vaste pièce, il devient facile de s’imaginer les prisonniers vivre ici. D’ailleurs, le silence se fait, les gens parlent moins fort, voir plus du tout…
La visite de la prison se poursuit à travers les longs couloirs jalonnées de cellules à gauche et à droite, sur 2 étages. La prison n’est pas grande, les cellules non plus. Certaines sont vides, quelques unes ont été reconstituées pour montrer les conditions de vie des prisonniers.
Cellule d’Al capone, Henri Young ou Franck Morris qui s’échappa de l’île en 1962 et ne fut jamais retrouvé. Les plus chanceux avait vue sur des fenêtres d’où il pouvait admirer les couleurs du coucher de soleil.
Et puis il y’a « le trou », une toute petite pièce sans aucune lumière où des prisonniers pouvaient resté enfermés plusieurs jours. On ne se sent pas grand chose quand on y entre. Qui est passé avant nous ? Combien de temps il y est resté ? Pourquoi ?

L’audio guide nous fait passer de cellule en cellule, nous fait revivre les mutineries qui ont eu lieu dans la prison et notamment la cantine, lieu propice aux soulèvements. Dieu que les gardiens, peu nombreux, devaient se sentir seuls lors des grands soulèvements !
On nous explique aussi les différentes tentatives d’évasions, dont certaines qui ont réussi.
On passe également dans la cour de la prison, où les prisonniers pouvaient prendre l’air. Guère plus, les murs immenses ne permettent aucune vue sur la baie (sauf en haut des marches où ils ne pouvaient pas rester) et du béton, que du béton autour.
Pourtant, là où les prisonniers ne pouvaient aller, la vue est bien belle. Une vue sur la ville, la baie, le golden gate bridge. Probablement le peu de réconfort que pouvait avoir les gardiens, tout autant que l’horreur de leur situation. Si près de la ville et pourtant l’impossibilité d’y aller.

L’île est également un sanctuaire pour les oiseaux qui s’y rassemblent par centaines et s’installent sur les baraquements, les rochers et les restent de barbelés.
Quelques jardins, par ci par là, amène un peu de vie et de gaieté sur Alcatraz.

La visite dure 2 heures, 2 heures pendant lesquelles vous êtes renvoyé 50 ans en arrière, 2 heures qui ne nous laisse pas indemne.

La visite, qui comprend le bateau et l’audio guide, coûte 26€ (pour les adultes). Il faut prévoir de réserver plusieurs jours en avance, y compris en période creuse !

2 thoughts on “Alcatraz, dans les pas des plus grands criminels

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